La fille vanille

La fille vanille Elle roulait les « r » Comme elle roulait ses hanches Et sa peau bien que claire N’était surement pas blanche. Beauté du bout du monde, Dont les cils recourbés, Croisèrent une seconde Mes jeunes yeux indiscrets. La fille vanille que j’ai aimé aimer. Dans les rues de Paris Elle me semblait perdue. Je devais l’être aussi, Je ne sais pas, je ne sais plus. Ses vêtements transparents Aux parfums des Antilles La rendait nue bien avant Qu’on ne la déshabille. La fille vanille que j’ai aimé aimer. Comme un poison d’amour Qui nous brûlait les lèvres, La folie de ces jours A consumée mes rêves. Pour le temps d’un automne Elle m’apporta l’été Et que Dieu me pardonne Les dés étaient jet

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© Julia Paris - Septembre 2020